lundi 14 mai 2007

délire sur le monde

Je regardais dehors et cherchais une quelconque inspiration. Un signe, quelque chose sur lequel je pourrais écrire. Plus je regardais à travers ces grands arbres aux feuilles d’un vert franc et éclatant et plus les idées et les images se bousculaient dans ma tête. Il y avait tellement de choses à découvrir, tellement de choses à apprendre, c’était presque étourdissant, déroutant. Désorientée, je décidai de choisir une des ces multiples illuminations, mais alors elles avaient toutes disparues. Épuisée et découragée, je tournai une fois de plus mon regard vers le vague. Elles revinrent, plus fortes et plus rapides, plus claires et plus précises qu’avant. Toutes ces idées, ces aperçus, ces mots. Il y avait tellement de choses sur lesquels écrire, c’était infini. Je doutai même que l’univers serait assez spacieux pour contenir tous ces mots qui se trouvaient dans ma tête. Mais je n’arrivais pas à choisir, je n’arrivais pas à décider sur quels de ces innombrables possibilités mon esprit créateur devait s’attarder.

Alors j’ai remarqué que c’était un des plus beau cadeau de la vie. Celui de s’avoir qu’il y aurait toujours autre chose à découvrir, un autre endroit à visiter, une autre personne à qui sourire. La terre est tellement grande et l’étendue de ses choses à découvrir l’est encore plus. Je me suis dit que la vie méritait d’être vécue juste pour pouvoir découvrir le plus de chose possible, pour pouvoir déceler le plus de trésors envisageables, pour pouvoir connaître le plus de secrets concevables. J’aime apprendre, j’aime ouvrir mes bras à de nouvelles perspectives. Écouter, voir et raconter sont des choses qui resteront pour tous les êtres humains, des choses vitales, essentielles, fondamentales. La soif du savoir et le désir d’apprendre fait partie de chacun et chacune et rien au monde ne pourrait changer ce désir. Parce qu’apprendre c’est grandir et grandir est une chose que l’être humain fait inconsciemment, il y est poussé et cela jusqu’à la fin de sa vie. Grandir c’est quelque chose qui lui permet d’apprendre à aimer l’endroit où il vit, où il naît et meurt, cet endroit dans lequel il connaît le bonheur, la tristesse, la colère et la jalousie. C’est pourquoi il ne faut jamais oublier que l’homme à non pas le devoir ni le droit, mais bien le plaisir d’apprendre à connaître les souches et les terres de son existence.

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Très belle réclexion qui dépasse les âges.
Merci Fred.